Petits soucis au départ des Flinders Ranges

Après avoir profité quelques jours du parc national des Flinders Ranges, on décide de continuer notre route direction Coober Pedy.

Nous empruntons alors un chemin 4×4 dans les Brachina Gorge pour quitter le parc national. Inaccessibles aux vans et voitures, nous profitons pleinement de notre 4×4 pour franchir roches, chemin de terre et ruisseaux. La ballade est vraiment agréable et de pouvoir utiliser pour la première fois le mode quatre roues motrices de notre Pajero, c’est top !

Brachina Gorge - Flinders Ranges
Brachina Gorge dans les Flinders Ranges

Fier de nous et d’avoir choisi un 4×4 quelques semaines plus tôt, on continue la route vers Marree, un petit village perdu au milieu de nulle part, 16 habitants quand même ! L’essence et le gaz sont deux fois plus chers qu’à Adélaïde, ça sent de plus en plus l’Outback.

Soudain, quelques kilomètres plus loin, sur une route de terre et de cailloux, première crevaison. Je dis bien première… Éclatement d’un des pneus arrière tout neuf, à plus de 100 kilomètres de la prochaine ville. On se motive à changer la roue arrière, première fois pour Blandine et moi-même. Pas bien difficile pour l’équipe de choc après avoir trouvé le bon matériel, on met en place la roue de secours assez rapidement. Cependant l’histoire ne s’arrête pas là…

Première crevaison de Bruce
Première crevaison pour notre Pajero

On reprend la route quelques heures avant d’apercevoir deux avions planter dans le sable. Nous nous sommes regardés et nous avons même pensé à une hallucination, mais non. Sur les abords de la route, d’étranges sculptures sont disposées à plusieurs dizaines de mètres les une des autres, c’est vraiment surprenant de trouver cela ici, mais c’est l’œuvre d’un artiste. Petite ballade fort agréable, on en profite pour faire une pause.

Sculptures dans le désert Avions au milieu du désert

Un peu plus tard, non loin du Lac Eyre, le plus grand lac salé d’Océanie (enfin lac salé asseché car il ne se remplis seulement qu’une fois tous les 20 ans lors de pluies dilluviennes), on en a profité pour faire à nouveau un peu de « off road » sur une petite partie du lac. C’était très sympa de voir toute cette étendue de terre blanche autour de nous avec un soleil couchant, mais il est temps pour nous maintenant de trouver un endroit pour passer la nuit. Rien à l’horizon à part une dune de sable, ça y est notre campement est trouvé.

Lac Eyre, le plus grand lac salé d'Australie
Lac Eyre, le plus grand lac salé d’Australie

Le lendemain matin on se remet en route direction William Creek, un petit village avant notre destination finale du jour : Coober Pedy.

Sur cette route c’est le drame… Vous vous souvenez qu’on a utilisé la roue de secours pour changer le pneu qui avait éclaté ? Et bien je vous pose une devinette maintenant, comment fait-on si la roue de secours utilisée subit elle aussi une crevaison ? On se retrouve sans roue de secours… sans rien… Et c’est ce qui est arrivé !

Je n’avais jamais compris pourquoi sur certain 4×4, les gens avaient 2 voir même 3 roues de secours. Maintenant je comprends mieux…

Heureusement nous n’étions plus qu’à quelques dizaines de kilomètres de Coober Pedy, nous avons donc mis la voiture sur le côté, fait du stop pendant 45 minutes (jusqu’à voir la première voiture en fait) et nous avons donc chargé la roue de secours dans la voiture qui nous a emmenés à Coober Pedy. Achat d’un nouveau pneu (encore un…) puis on trouve quelqu’un qui veut bien nous ramener jusqu’à notre véhicule. Il faut dire que par ici les gens sont quand même très amicaux et vraiment sympas.

Une fois de retour à la voiture, c’est repartit : changement de roue, puis on roule jusqu’à Coober Pedy pour retourner au garage acheter un deuxième pneu à mettre sur la jante de notre roue de secours.

Une belle histoire qui se termine bien sauf pour le portefeuille et nous a fait perdre une demi-journée au final. Mais plus de peur que de mal. Nous sommes donc maintenant pour quelques jours à Coober Pedy. Nous profitons pleinement des supers couchers de soleil du coin.

Coucher de soleil sur Coober Pedy
Coucher de soleil sur Coober Pedy
Une note pour notre article ?

12 commentaires

    • Salut Kévin ! Effectivement sur ce coup ce n’est vraiment pas de bol ! Oui on a réussi à se débrouiller, mais dans le désert profond ça aurait différent je pense bien !

      On n’a pas pris d’assurance complémentaire pour le 4×4, elles sont vraiment chères et toi tu en avais pris une ?

      • Non, on avait trouvé ça cher et très limité. Je crois qu’il fallait être à moins de 250 km d’une grande agglomération pour être remorqué gratuitement, et 250 km en Australie, c’est la porte à côté 🙂
        Et côté accident on s’est fait confiance et on a croisé les doigt pour ne pas accrocher un gros 4WD flambant neuf, là aussi l’assurance était vraiment trop chère…

        • C’est super cher effectivement et comme tu le dis relativement limité vu la superficie de l’Australie… En plein désert, l’assurance ne sert pas à grand-chose et puis on fait comme vous pour le moment, on croise les doigts 🙂

  • Courage pour la suite 😉 Ce sont ces petites mésaventures qui corsent le tout et font au final de beaux souvenirs de voyage.

    Les souvenirs les plus présents dans ma mémoire sont ceux correspondent à ces moments où tout s’arrête et retentit alors un « hoho » qui fait écho dans le cerveau engourdi : les petits moments de panique, de doute (« on passera jamais !? ») ou de soulagement incrédule (« on l’a fait ! »).

    Mon conjoint adore ça, et sa rengaine préférée est « on a failli mourir ! » : s’il ne peut pas le dire à la fin d’un voyage, c’est que ce n’était pas un bon voyage (ou un voyage intéressant !) 😉

    • On a gardera un bon souvenir au final, je pense ! Et comme tu le dis si bien, ces souvenirs-là restent gravés dans nos mémoires quand tout s’arrête autour de nous où bien que l’on n’y croit pas du tout. Une double crevaison ? Impossible !!

      J’aime bien le « On a failli mourir ! » et s’il le dit dans chacun de vos voyages c’est que vous vivez dangereusement !

      En Sicile vous avez également failli mourir ? J’ai hâte d’entendre cette histoire 🙂

      • « Failli mourir » étant l’expression fétiche de mon conjoint, tu peux en déduire deux chose : nous sommes de véritables kamikazes, des suicidaires en quête d’adrénaline … ou mon conjoint a une légère petite tendance à l’exagération ! 😉
        J’avoue qu’il y a bien quelques fois où ce n’est pas passé loin( d’où la rubrique sur le site), mais il y en a moins de dix, d’aventures reprises sous le nom « Pas mouru mais presque », hors des voyages, on en a fait bien plus ! Certains anecdotes ne sont pas assez réellement dangereuses pour figurer dans le top.

        Par exemple, en Sicile, si tu écoutes mon conjoint, nous avons évidemment failli mourir (c’était de bonnes vacances !). Comment ? En motocyclette : n’ayant jamais enfourché pareil engin, et se retrouvant directement aux commandes avec moi derrière + le sac à dos –> difficile de gérer l’équilibre, particulièrement dans les virages, or sur une île montagneuse, il n’y a que ça ! Le pire était lorsque l’on était dans des embouteillages et qu’il fallait redémarrer, il avait tendance à donner trop de gaz. Donc oui, on a failli prendre un frontal, grimper sur une bordure, rentrer dans des voitures ou dans des murs et tomber un nombre incalculable de fois … Mais on a une bonne étoile qui bosse à temps plein : aucun bobo à l’arrivée ! 😉

        • Effectivement le scooter la première fois c’est assez déroutant ! Je vous imagine bien avec le gros sac à dos et vous deux en train d’essayer de trouver l’équilibre. Heureusement que j’étais motard en France car honnêtement je ne pense pas que j’aurais fait mieux que vous à Bali sinon.

          Je retiens que vous êtes des kamikazes en quête d’adrénaline en tout cas 😉

  • Ça me rappelle un peu une traversée du désert en Égypte votre histoire. Première crevaison, on aide le chauffeur à changer la roue. La roue de secours ne semble pas des plus neuve, mais bon …
    Du coup ça ne rate pas, une heure après, la roue de secours crève. Pas de soucis, il y a en une deuxième en stock, mais encore moins neuve. Celle-là ne nous mènera pas très loin avant de crever elle aussi.
    Le chauffeur fera 40 bornes à pied pour rejoindre un oasis pendant que nous dormons à la belle étoile dans le désert sous un magnifique ciel étoilé.
    C’est clair que quelque part, ça rend humble le désert !

    • Salut Laurent !

      Sacrée histoire pour toi en Égypte également ! La triple crevaison carrément ! Je pense que tu en gardes un bon souvenir quand même, d’avoir dormis à la belle étoile et tu as une belle histoire à raconter maintenant concernant les crevaisons

      Le désert rend humble effectivement et il ne faut pas oublier l’immensité de celui-ci !

      Du coup votre chauffeur a dû marcher toute la nuit ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *