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Ramkot, petit village népalais perdu dans le temps

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Ramkot, petit village népalais perdu dans le temps

Aujourd’hui nous accueillons le premier article invité sur notre blog, c’est Christopher Guyon du blog tour-monde.fr qui nous propose un récit de ses aventures au Népal.

“Il y a quelques années, j’ai passé deux mois au Népal, l’un des pays qui m’a le plus marqué au cours de mes différents voyages.

Après quelques jours à Pokhara, petite ville touristique située au bord d’un lac, dans un cadre paradisiaque, il était temps pour moi de partir pour Katmandu, cette ville légendaire dont j’ai rêvé pendant de nombreuses années, suite à la lecture du roman Les chemins de Katmandu, de l’auteur français René Barjavel.

Katmandou, du fantasme littéraire et la réalité de notre monde

Bien sûr, Katmandu n’est plus du tout la ville qui était décrite dans ce livre datant de la fin des années 60, toujours préservée du reste du monde, avec une majorité d’habitants se déplaçant en bicyclette. Même si j’en avais fait une étape obligatoire de mon tour du monde, Katmandu est une vaste métropole de plus d’un million d’habitants, fortement marquée par la pauvreté, la saleté et la pollution.

« Heureusement », juste avant de me rendre à Katmandu, j’ai décidé de m’arrêter pendant deux jours dans le village de Bandipur, idéalement située entre les deux villes.

À Bandipur, il ne faut pas s’attendre à un miracle. Le village est charmant, mais il reste assez touristique, même si peu visité. En revanche, après plusieurs heures de marche dans des petits chemins de montagne, sous un soleil plombant, j’ai découvert un lieu hors du commun, comme je n’en avais pas encore vu au Népal, et que je n’ai même pas retrouvé au cours de mon trek dans le sanctuaire de l’Annapurna.

paysages-nepal

De Bandipur à Ramkot, petit village dont je n’oublierais jamais les habitants

Ramkot est un village qui semble préservé du tourisme pour le moment : pas d’auberges de jeunesse, ni de restaurants ou même boutiques pour se rafraichir avec un peu d’eau. Non, il s’agit vraiment d’un petit village perdu au milieu de nulle part, dont les habitants semblent vivre par leurs propres moyens, et non pas grâce aux poches pleines de roupies des voyageurs étrangers passant par là.

Comme je ne m’attendais pas forcément à cela (surtout que cette randonnée est recommandée par un célèbre guide de voyage), je n’avais pas les provisions nécessaires pour le retour, et j’étais vraiment assoiffé et affamé lorsque je suis arrivé à Ramkot.

decouvrir-nepal

Après un petit tour dans ce village qui semblait vraiment perdu dans le temps (vous pouvez consulter mes photos ici), avec ses habitations vraiment simples et modestes, mes compagnons de voyage et moi-même nous sommes décidés à demander à boire à une habitante du village. Cette dame nous a non seulement invités à nous assoir pour nous reposer, mais elle nous a aussi offert à boire et à manger. Chacun de nous a eu le droit à une tasse de thé et a mangé quelque chose qui ressemblait à du bambou et avait un gout assez similaire à de la canne à sucre.

Après ce repas fort simple, mais aussi fort agréable, nous avons poursuivi notre promenade au sein du village. Sur le chemin, j’ai essayé d’apprendre comment utiliser l’appareil photo à des enfants qui ne devaient pas avoir plus de 5 ans. Je ne pense pas qu’ils aient retenu grand-chose, mais l’expérience était vraiment géniale et je suis sûr qu’ils se sont beaucoup amusés à se voir les uns et les autres à travers l’objectif de l’appareil.

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Lors de notre départ du village, nous avons voulu acheter des oranges afin d’avoir quelque chose à manger sur le chemin du retour. La femme à qui nous nous sommes adressés a envoyé son fils en cueillir directement 1 kilo sur un arbre dans son jardin (pour l’anecdote, les oranges sont vertes au Népal, mais restent très bonnes). Quand nous lui avons offert quelques roupies pour la remercier, la femme a semblé vraiment surprise, et nous avons dû insister pour qu’elle prenne ces quelques billets.

En conclusion, après quelques recherches, même si Katmandu n’est plus ce qu’elle était et le pays de plus en plus touristique, il est toujours possible de vivre des expériences fortes avec les habitants du Népal. Pour cela, il ne faut pas hésiter à sortir des sentiers battus et à aller au contact des locaux. Parler la même langue n’est pas indispensable pour passer un bon moment.

4 Commentaires
  1. Kevin - Web-trotters.com

    Ma réflexion risque sans doute de faire “cliché”, mais je doute fort qu’en France on puisse encore être accueilli les bras ouverts dans une telle situation. J’ai ressenti une telle ouverture d’esprit en Indonésie par exemple, que j’en arrive presque à détester les Français que nous sommes.

    Autant d’humanité et d’altruisme, venant de personnes qui n’ont presque rien, ça fait vraiment du bien.

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    • Christopher

      Détester n’est peut être pas la solution non plus 🙂
      Je pense qu’il est beaucoup plus difficile, mais pas impossible d’être accueilli comme cela en France. Et pour l’Indonésie, tu ne fais que renforcer mon opinion positive sur ses habitants. Je n’ai pas encore été la-bas mais tous les Indonésiens que j’ai rencontrés étaient vraiment fort sympathiques !

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  2. LadyMilonguera

    Un sympathique moment comme seul le voyage peut nous en offrir…

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